J'ai lu, j'ai lu, j'ai lu, et puis j'ai eu envie d'écrire. Mes propres mots, pour ma propre histoire, pour mon propre Lui*. Page blanche. Qu'écrire, qui n'a pas été déjà écrit ? Qu'écrire, sans tomber dans les banalités ? Et enfin, comment écrire quelque chose de personnel, de façon personnelle, mais pour un public tout autre que le seul et unique destinataire de ce message ? "Je ne sais pas, c'est un mystère." Shakespeare in love

J'ai lu, j'ai lu, j'ai lu, et puis j'ai eu envie d'écrire. Mes propres mots, pour ma propre histoire, pour mon propre Lui*. Page blanche. Qu'écrire, qui n'a pas été déjà écrit ? Qu'écrire, sans tomber dans les banalités ? Et enfin, comment écrire quelque chose de personnel, de façon personnelle, mais pour un public tout autre que le seul et unique destinataire de ce message ? "Je ne sais pas, c'est un mystère." Shakespeare in love
Cet article n'existe pas.
Dans ma tête, dans mon c½ur, au fond de mes yeux, jusque dans mes rêves, sous mes mains, entre mes bras, sur mes lèvres, dans et entre mes mots, accroché à mon sourire, emmêlé dans mes cheveux, pendu à ton cou. Rien n'est dit, et pourtant tout est là.

Quand je suis avec toi, peu importe ce qu'on fait, peu importe ce qu'on dit, peu importe ceux qui nous entourent - je suis bien. Simplement bien. Complète. Peu importe que je lise trois BD pendant que tu finis tes devoirs. Tu es là, je suis là, et c'est tout ce qui compte. Ton sourire lorsque tu lèves les yeux de ta feuille et que tu les poses sur moi.

# Posté le lundi 16 novembre 2009 19:23

Modifié le mardi 17 novembre 2009 05:34

Cet article est dédicacé à Paul. Peut-être que tu t'y reconnaîtras. Peut-être pas.

Cet article est dédicacé à Paul. Peut-être que tu t'y reconnaîtras. Peut-être pas.
L'automne.

Bell
e saison. Les feuilles mortes, les arbres dénudés, le premier gel, la fine pellicule de givre sur les voitures, les premiers froids, les redoux, l'écharpe que l'on prend lorsqu'il fait vingt degrés, que l'on oublie quand il n'y en fait plus que huit. Les nuages, la buée sur les vitres, la fumée de notre souffle dans le petit matin. Les jours qui raccourcissent, le chocolat chaud, le thé ou le café qui deviennent peu à peu l'espoir de tous, les mains glacées qui entourent les gobelets, les corps dansant d'un pied sur l'autre pour se réchauffer. Les techniques les plus élaborées pour ne pas avoir à sortir les mains des poches, sous aucun prétexte. Les lampadaires déjà allumés alors que le jour n'est pas tout à fait parti, tendre passage de l'été à l'hiver. On entre en hibernation, on ressort les chaussons fourrés et les gros pull-over. On rêve de feux de cheminée, on se calfeutre dans les appartements, les maisons, sous les couettes, au fond des lits. On reprend goût à lire le matin en se réveillant, à ne rien faire d'autre que de se prélasser, de se détendre. Manger, dormir. Routine aimable, lovés dans un pull-over chaud, douillet, doux, que l'on aime tellement que l'on voudrait pouvoir le porter toujours. C'est peut-être cela qui rend l'hiver moins pénible : le plaisir de s'emmitoufler, de se sentir en sécurité, protégé pas des couches de vêtements de plus en plus nombreuses.

Et
puis soudainement, on se retrouve prisonnier de cette routine. On refuse de sortir de nos sapes, on refuse de sortir tout court. On s'enferme dans l'inactivité, et bientôt le lit et le chocolat chaud en solitaire ne sont plus si attrayants. On désirerait prendre l'air, mais on ne le veut pas. La flemme et la pluie nous découragent de tout, et le moindre petit effort semble insurmontable. On voudrait marcher dans les rues, dans les bois, on voudrait voir du monde, et parallèlement cela nous rebute. Alors on reste chez soi, trainant les pieds de la cuisine à l'ordinateur, épiant l'horloge pour qu'enfin les aiguilles atteignent un chiffre décent pour que l'on puisse aller se coucher. Alors, quand cette heure arrive, le lit paraît être le pire endroit être. Pourquoi s'allonger quand on sait qu'on ne dormira pas ? Qu'on ressassera des pensées déplaisantes, qu'on dissèquera des dizaines de phrases jusqu'à se persuader qu'elles sont autant de mauvais signes ? Alors on reste, avachi devant l'écran, zappant d'un film à l'autre, d'un jeu à l'autre. On attend. On ne sait pas vraiment à quoi cela nous mènera, mais on espère que ce sera mieux que ce qu'il y avait pcédemment. Peut-être aura-t-on une illumination, quelque chose. Quoique ce soit.

Et puis enfin, la délivrance. Elle peut venir de n'importe où, une discussion, un écho à nos pensées envoyé par autrui. Compréhension. Délivrance. On peut enfin mettre des mots sur ce que l'on ressent. Depuis quelques heures, quelques jours. Une journée pour ma part. Une longue et terriblement ennuyante journée. Je déprime. Je veux voir du monde, mais je ne vois personne. Je ne fais pas grand chose pour il faut dire. Je n'ai aucune motivation pour rien, et culpabilise pour cela. Je n'ai envie de rien. Je me sens mal sans aucune raison. Je n'ai pas de problème, rien qui ne justifiasse que j'ennuie qui que ce soit. Alors je reste plus ou moins seule, plus ou moins amorphe, attendant je ne sais quoi.

N'attendant plu
s. Je devrais me souvenir pourtant. Cet état d'esprit me reprend tous les ans. Voire plusieurs fois par an. Mais ce n'est pas si dramatique, ça va, ça vient... Il suffit que je fasse ce que je désire. Voir du monde donc, sortir. Et rien, strictement rien ne m'en empêche. Sauf moi-même, peut-être. Car on trouve toujours des excuses à soi-même lorsqu'on en cherche, n'est-ce pas ?


Et puis j'e
n ai marre de ces immeubles. De tout ce béton, de toute cette grisailles. Je veux de l'air.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 19:34

Modifié le lundi 30 novembre 2009 12:40

Vivre, mourir.

Vivre, mourir.
Passé un certain âge, on ne grandit plus. On vieillit.
Je voudrais toujours grandir.

Article en friche.
Trop peu de temps, et trop de temps à la fois. Peu avec toi, trop sans. Sans dessus dessous, l'impression de vivre dans une éternelle attente. Cela cessera-t-il un jour ? Demain peut-être, que sais-je. La facilité que l'on a à s'inquiéter, à se remettre en question. A avoir peur. Peur de perdre ce à quoi on tient, ceux à qui on tient. Celui qui compte, parmi d'autres. Je meurs d'être loin. Je voudrais avoir le temps de rattraper le temps perdu, mais les instants sont brefs, éphémères, et déjà la distance nous sépare à nouveau. Heureux les simples d'esprit. Comme je voudrais être insouciante.
Encore deux heures à attendre. Et je sais déjà que j'attendrai, trois heures sinon plus, pour un infime espoir. Alors que je pourrais me coucher et dormir, dormir comme si ma vie en dépendait ; et elle en dépend. Tout comme elle dépend de toi, tout comme mon sommeil en dépend. Si tu savais comme je te hais. Si tu savais comme je me hais.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 17:33

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 20:00

Tu mourras moins bête

Tu mourras moins bête
Parce que j'adore cette image. Et ce site. Alors je suis sympa, je partage...
(Le lien est dans le titre.)
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# Posté le jeudi 08 octobre 2009 16:48

AVIS IMPORTANT

LECTEURS, LECTRICES,
J'AI BESOIN DE VOUS !!!


Je cherche des idées de repas,
avec des recettes simples (ou pas trop compliquées),
et surtout qui excluent les pâtes, le riz et la purée...
Toute idée est bienvenue,
et de préférence avec la recette correspondante
(ou les ingrédients qu'il faut, ou une demi-recette vague ça va aussi).



Dans le fond, je suis sûre que vous vous demandez pourquoi, ou bien, comme la réponse à cette question est plutôt évidente, vous vous demandez si je vais bien... Oui oui, très bien, juste que le régime riz-pâtes-purée est un brin répétitif, et que j'aime bien manger... Donc j'apprends à aimer faire la cuisine...
AVIS IMPORTANT

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 09:28

Les joies de la vie solitaire. (A ce moment précis, je me rends compte que je suis un brin répétitive dans mes titres. Mais que je n'ai pas la moindre envie d'en changer. Et toc.)

Après quelques jours de vie solitaire, on peut déjà discerner quelques avantages, et beaucoup d'inconvénients ; l'inverse est vrai aussi.


# Vous mangez seul, ce qui vous permet de choisir votre repas, votre horaire, et même votre lieu de dînette. Ainsi, il est possible de manger dans votre chambre devant un film, et même dans votre cuisine devant msn, car grâce à votre Wifi et à votre ordinateur portable, vous pouvez accéder à internet en tout lieu de votre appartement.
Attention, cette option obligatoire vous contraint à faire les courses, faire la cuisine, mettre la table et débarrasser tous les jours, sans jamais vous plaindre parce que ce n'était pas votre tour. Il est préférable de varier votre alimentation. Attention, pâtes, purée, purée, pâtes n'est pas considéré comme une alimentation équilibrée.
Po
ur vous aidez dans ce dur apprentissage de la vie autonome, nos experts vous conseillent le rayon "plats préparés, 2min au micro-onde" dans tous les super-marché de France et d'ailleurs. La SMIMM révèle que 100% des jeunes en situation précaire - c'est-à-dire qui se nourriront de tartines de nutella à tous les repas s'ils ne trouvent pas de parade - préfèrent ce genre de plat aux "½uf-coque dur", "pâtes non salées trop cuites", "steak saignant cuit à point", "lentilles carbonisées", "chou-fleur à la béchamel sans crème parce qu'elle était périmée depuis deux semaines".
Prenez gard
e, vous ne pouvez accuser personne d'avoir terminé le jus d'orange hier soir alors que vous passez une journée détestable si vous n'avez pas bu votre jus d'orange du matin.


# Vous êtes seul occupant de la salle-de-bain. Vous pouvez donc étaler vos serviettes sur toutes les patères, ce qui permet un meilleur séchage et donc beaucoup plus de plaisir à la sortie de douche - ceci a été démontré par des scientifiques de la SMIMM-. Vous pouvez aussi oublier les trois-quart de vos affaires dans la pièce, sans vous soucier d'un éventuel suivant qui monopolisera la pièce pour une durée toujours trop longue à votre goût - surtout quand vous avez oublié le sèche-cheveux ou la brosse-à-dents et que vous allez être en retard... Rectification, vous êtes en retard -.
Atten
tion, votre mère ne sortira plus votre pince-à-épiler de la douche lorsque vous l'oublierez pour la centième fois. Pensez à inclure dans votre budget un rachat de pince-à-épiler pour remplacer la vôtre quand elle sera définitivement trop rouillée. (Un oubli juste avant de partir en week-end ou un vacances peut avoir ce genre de conséquences.)

# Souvenez-vous, vous vivez seul(e). Pour peu que vous aillez des rideaux ou un sens atrophié de la pudeur, vous pouvez désormais vous balader à poil dans votre appartement. Attention, il faut impérativement penser à fermer les-dits rideaux, surtout si le voisin d'en face est un pervers ou un jeune de votre âge. De plus, vérifier que toutes les pces que vous traversez en sont munies ; si ce n'est pas le cas, pensez à ne pas allumer la lumière quand vous allez fouiller dans le frigo à trois heure du matin - à poil donc-.

# Vous pouvez vous coucher et vous lever à l'heure que vous souhaitez, et sans déranger personne. D'ailleurs, vous n'avez plus besoin de porter votre casque audio pour regarder un film. (Ainsi vous pouvez garder les oreilles en alerte pour toute intrusion étrangère dans votre appartement.)
A
ttention, cet avantage, pour en rester un, implique de ne pas oublier de mettre votreveil pour aller en cours, de ne pas vous rendormir le matin, et de regarder l'heure de temps en temps pour rester en phase avec le reste du monde (notamment les horaires d'ouverture du Franprix d'en bas de chez vous). Ni Maman, ni Jolie-maman ne viendront vous secouez lorsque vous êtes retourné(e) dans votre rêve après la sonnerie du réveil.


# Vous dormez seul(e)... Bon okay, ça c'est nul. L'avantage, c'est que vous pouvez inviter qui vous voulez, personne ne vous embêtera.


# Vous vivez seul(e). Tant que vous n'invitez personne chez vous, vous êtes donc l'unique habitant de votre appartement et pouvez ainsi prendre vos aises dans toutes les pièces. Attention, certains spécimens nommés "amis", "petit(e) ami(e)", "membre de la famille possédant, ou non, les clefs", "Mamie de retour en avance" peuvent parfois débarquer à l'improviste. Il est donc primordial de ne pas s'abandonner trop longtemps, pour avoir toujours une excuse potable à fournir face au bordelrangement provisoire présent. Ainsi, ménagez quelques zones franches qui resteront inutilisées, telles le salon ou encore la chambre qui n'est pas la vôtre, et arrangez-vous pour bloquer l'accès aux autres pièces le temps de remettre en ordre le champ de bataille. Quelques excuses minables qui passent à tous les coups, sauf quand ça ne passe pas.

1. "
Oui je sais j'ai laissé mon petit déj' en plan ce matin, mais en fait c'est parce que je m'étais mise en jupe et je me suis rendue compte qu'il pleuvait en déjeunant et j'aialler me changer mais mon pantalon n'était pas repassé (détail inutile si la personne à qui vous servez votre excuse sait que vous ne repassez jamais vos jeans, et puis quoi encore) et du coup j'étais en retard et comme je ne pensais pas que tu rentrais avant demain, je me suis dit que je le rangerai le soir en rentrant, tu vois je suis en train de le faire là."

Cette excuse est complètement saugrenue (voire surréaliste) si la personne en face de vous ne comprend pas qu'on puisse avoir besoin de temps pour s'habiller. Évitez donc de la servir à votre père, et à 95% de la population masculine en général ; à notez que certaines femmes sont aussi complètement fermées à ce genre d'excuse.
A
ttention, veillez à ne pas être en jupe, et bannissez cette excuse les jours de canicule. Vous pouvez cependant la modifier à votre convenance : en effet, cette formule offre de nombreuses possibilités (j'avais oublié de décaler le réveil, le lave-vaisselle était plein je viens de le vider, je me suis rendue compte qu'il y avait une tache sur mon T-shirt - si possible, accusez la personne en face de vous d'avoir fait cette tache -...).

2. "S
isi j'allais faire une lessive, mais en fait j'avais besoin de commencer par une lessive de blanc, et comme je n'en ai pas beaucoup et bien j'attends encore un peu."

Cette excuse
(très vaseuse) ne fonctionne que face à un mec, de préférence qui a peu ou pas vécu seul et a donc peu l'habitude de faire une lessive en autonomie (j'entends par là sans femme derrière lui pour lui rappeler gentiment de ne pas mettre son t-shirt rouge avec ses chaussettes blanches). L'homme se sent en général très désarmé face à l'aplomb féminin, surtout quand ça commence à discuter lessive, blanc, couleur, rétrécissement (évoquez alors la fois où votre père (frère, oncle, beau-père, petit ami) a fait rétrécir votre pull en laine préféré alors que vous lui aviez bien spécifié que c'était de la laine et qu'il fallait faire attention*). Il y a environ 82,018%*** de chance pour qu'il batte sagement en retraite, avec un "bon si tu le dis" ou encore un "tu as sans doute raison".



Cependant, je le répète, il est préférable de ne pas se mettre en situation aussi périlleuse. Bien sûr, l'intensité du danger est intimement lié avec votre invité surprise ; un ami ne vous tiendra pas rigueur si votre appartement ressemble à un champ de bataille plutôt qu'à un intérieur propret ; un membre de votre famille vous fera peut-être une remarque. Parmi les phrases clefs du parent ébahi, il y a le typique "tu devrais ranger un peu, tu dormirais mieux", le "faudrait peut-être que tu déblayes, on ne peut plus poser les pieds parterre", ou encore le "range ta chambre ! enfin non en fait débrouille-toi, t'es grand(e) maintenant, quand t'en auras marre de vivre dans un dépotoir tu finiras bien par ranger". Selon nos statistiques**, c'est le dernier exemple qui porte le plus souvent ses fruits, avec cependant deux à trois semaines de battement entre le lancement de la phrase et son résultat (amis parents, anticipez !). C'est toujours mieux que rien.

Enfin, le danger le
plus grand est celui de la Grand-Mère qui rentre plus tôt que prévu. Là, vous avez approximativement deux minutes pour établir un plan de bataille, et autant vous dire qu'il a intérêt à être bon. Les deux minutes, c'est le temps entre le moment où ça sonne à l'interphone, et le moment où la clef tourne dans la serrure. Attention, ce laps de temps peut être singulièrement raccourci si GM ne sonne pas à l'interphone. Il est bien de se souvenir qu'elle a les clefs, et qu'elle est plus chez elle que vous. Et si vous n'avez pas passé l'aspirateur depuis un mois, que votre lave-vaisselle est plein de vaisselle propre depuis trois jours (et que la vaisselle sale s'entasse au-dessus du-dit lave-vaisselle, en attendant que vous aillez un brin de motivation pour le vider), que la machine-à-laver n'a pas tourné depuis deux semaines et que les deux dernières machines-à-laver sont encore étendues à toutes les poignées de porte de l'appartement, une seule solution s'offre à vous : la feinte. Pour réaliser cette mise en scène, il est nécessaire d'avoir une très bonne réactivité et suffisamment de physique pour sprinter pendant deux minutes. Si vous manquez de l'un ou de l'autre, deux solutions s'offrent à vous : gardez votre intérieur propre, ou bien laissez l'aspirateur branché dans le couloir H24, votre linge sale dans votre chambre, et la porte fermée.

T
out d'abord, attrapez tous les porte-manteaux étalés et jetez-les en vrac sur votre lit ; ensuite, stockez discrètement le linge sale dans un coin de votre chambre. Attention, pensez à refermer la porte en sortant de la pièce. Un oubli de ce genre pourrait aboutir à un échec total du subterfuge.
Ensuit
e, sortez l'aspirateur et branchez-le à un endroit clef, comme le salon ou le couloir : ainsi, GM ne pourra pas passer à côté sans le voir. Si elle demande, affirmez sans grande pompe que oui, vous étiez en train de passer l'aspirateur quand elle a sonné. Surtout, ne laissez pas sous-entendre dans votre voix ou sur votre visage que c'est la première fois que vous le passez depuis qu'elle est partie, parce que vous n'aviez pas l'intention de passez l'aspirateur "au moins une fois par semaine" comme elle vous l'avez prescrit. (C'est un peu comme une ordonnance médicale ce genre de chose, on y pense la première fois, mais quand le médicament n'est pas à notre goût, on a tendance à l'oublier les fois suivantes...) N'hésitez pas un instant, mentez effrontément. (Ne culpabilisez pas, vous faites la même chose chez le médecin quand il vous demande combien de fois vous avez oublié votre pilule ce mois ci : "aucune, heureusement, c'est vraiment irresponsable de l'oublier !")
Pour f
inir, sortez l'excuse numéro 1 pour parer à la pile d'assiettes sales. S'il vous reste quelques dixièmes de secondes, vous pouvez songer à mettre la vaisselle sale dans l'évier et à l'arroser rapidement, histoire de laisser croire que vous avez la situation bien en main, et que la purée ne sèchera pas dans le fond de l'assiette.

Méthode p
our gagner une ou deux minutes : laissez la clef dans la serrure, prétendez l'avoir oubliée. Attention, cet astuce ne doit être utilisé qu'en cas d'extrême nécessité.






* Ce
ci est une anecdote traumatisante de la narratrice (c'est moi). C'était un pull d'un très beau jaune, avec un pot de fleur en tissu cousu sur le devant. Je tiens à préciser que c'était son premier (et unique) lavage, et que mon père m'a gentiment tendu un pull de la taille d'un gant de toilette. "Euh, je crois que ça a rétréci, merde." Merci Papa. Mais tu sais, dans le fond je t'en veux pas... Enfin pas trop quoi =D. Et puis ce n'est pas toi qui me ferait remarquer que j'ai des lessives en retard, pour ça je suis tranquille. =p

** Ces s
tatistiques sont publiés à un exemplaire par la SMIMM (Statistiques Made In Margot Marc) et sont absolument fiables ; en effet, pas loin d'une personne ont été interrogées et ont répondu avec le plus grand sérieux.

*** Statist
iques fournis par la SMIMM



NOTA BENE : PENSEZ A SUPPRIMER TOUT ARTICLE COMPROMETTANT DE VOTRE BLOG LORSQUE VOUS AUREZ MONTRE A VOTRE GRAND-MÈRE, DANS UN ACTE DE CHARITÉ SURHUMAIN (tu vois, ça c'est une souris, et ça c'est le curseur. Tu sais te servir d'un minitel ? Bah pas moi, mais c'est approximativement la même chose. Un blog c'est... Je vais te montrer le mien, ça sera plus simple... Euh une autre fois d'accord ?!), COMMENT FONCTIONNE UN ORDINATEUR.
Les joies de la vie solitaire. (A ce moment précis, je me rends compte que je suis un brin répétitive dans mes titres. Mais que je n'ai pas la moindre envie d'en changer. Et toc.)

# Posté le vendredi 18 septembre 2009 16:59

Modifié le jeudi 15 octobre 2009 08:29

Les bienfaits de la vie solitaire... C'est en se cassant la gueule qu'on arrive à marcher, vous n'êtes pas d'accord ?

Les bienfaits de la vie solitaire... C'est en se cassant la gueule qu'on arrive à marcher, vous n'êtes pas d'accord ?
" Aller hop, il est tard, je suis fatiguée... Je me prendrais bien un petit chocolat chaud tiens, histoire de me réchauffer les mains, et puis après je vais me coucher, j'ai besoin de sommeil. Flûte, il n'y a plus de lait, j'ai oublié d'en racheter... Et puis il reste du café, si je ne le bois pas je vais devoir le jeter... Bon bah je vais me réchauffer le café alors, et après, hop ! Au lit ! "

J'ai juste omis de penser aux caractéristiques du café...
J'en connais une qui n'est pas couchée ^__^'


IL Y A DEUX FAÇONS D'ENCULER LES MOUCHES :
AVEC ET SANS LEUR CONSENTEMENT.

Boris VIAN

Je crois que j'aime bien Boris VIAN. Déjà, il a tout de même un prénom génial porté principalement par des personnes géniales, il faut le signaler. Ensuite, il a écrit des chansons fort sympathiques, et puis j'aime bien ses citations. Et puis un jour, je lirai la suite des trois premières pages de L'Écume des jours, je suis sûre que c'est un très bon livre, et que Colin n'est pas vraiment un abruti, suffit de rentrer dedans - dedans le livre bien sûr-. La preuve, j'ai adoré Les Morts ont tous la même peau, et je l'ai lu il y a bien... Quatre ans au moins, et je dirais plutôt six voire plus. D'ailleurs il faudrait que je le relise, je suis sûre que j'ai loupé plein de détails salaces, ce serait tout de même dommage de passer à côté de ça sous prétexte que j'étais jeune et innocente à l'époque - notez que je le suis toujours, jeune, pure et innocente (qui se marre derrière son écran ???) -.
Je vous avoue que je sui
s friande des allusions salaces, surtout lorsque je ne m'attends pas à les trouver là, en plein milieu de nos oeuvres de littérature par exemple - Roméo et Juliette, sacré SHAKESPEARE, sacré Mercutio ; Les Liaisons dangereuses, sacré LACLOS, quatre-vingts pour cent de tes personnages sont des libertins insatiables -. Oui, ça c'était une belle trouvaille pour agrémenter nos cours de littérature, ainsi que nos exposés d'ailleurs, Prévan en a pris pour son grade ce jour-là...

Je me rends c
ompte que j'aime apprendre tout ce qui se rapporte aux livres et à la littérature, et que les choses que je ne connais pas sont bien plus nombreuses que celles que je connais. "La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien" dit Je-ne-sais-plus-qui je ne sais plus quand. Socrate, Descartes, Kant ? J'ai toujours du mal à associer les citations et leurs auteurs, c'est bien dommage... Mais ça viendra, je ne désespère pas. J'ai la flemme de chercher, donc si une Loque <3 passe par là et qu'elle se souvient, je veux bien un éclaircissement...
Donc il me reste
tellement de choses à découvrir, que je ne saurai jamais tout. Et c'est cela qui est bon. J'ai toute la vie pour lire des livres inconnus, pour découvrir des auteurs inconnus, nouveaux, différents. Si j'étais riche au point de pouvoir ne pas travailler et vivre aisément, j'achèterais une belle et grande maison, avec une grande pièce très lumineuse, avec des murs pleins de fenêtres. J'y mettrais un grand lit, un canapé en cuir tout défoncé et très confortable (oui, cuir, défoncé et confortable sont les trois points les plus important de ce canapé, et un jour je l'aurai, même si je n'ai ni grande maison ni grande bibliothèque), une grande table de travail, une chaise, et une multitude d'étagères pour ranger des centaines de livres. J'achèterai tous les livres que je lis, et même ceux que je ne lis pas. Ceux que je trouve beaux, ceux qui sentent particulièrement bon, ceux dont la couverture me plait au touché, à la vue, ceux que je trouve originaux par leur construction. Tous ceux qui me font rêver en fait, et en particulier tous les dictionnaires possibles et imaginables, synonymes, argot, latin, français bien sûr, des expressions... Toutes les éditions grandes et chères, mais tellement plus belles que celles de poche avec leurs couvertures en reliefs... J'aime les couvertures, les quatrièmes de couverture, le titre à l'intérieur, le numéro des chapitres, leurs noms, les citations qui les accompagnent, parfois, et les dédicaces. C'est souvent très intéressant. Une dédicace à son mari ou à sa femme, à ses enfants, ses parents, cela peut parfois être d'un classique absolu, et parfois cela peut être insolite, émouvant.
Et je lirais, je l
irais, je lirais et je lirais encore, délicatement vautrée dans le canapé en cuir, car c'est à lui que va ma préférence. Et quand j'en aurais assez de lire, j'irai fureter dans les librairies à la recherche d'un nouveau livre...

M
ais je m'ennuierais, n'est-ce pas ? Parce que je pense que Je-ne-sais-plus-qui (décidément j'ai une mémoire de poisson rouge pour les noms de philosophes...) a raison lorsqu'il dit qu'il ne faut pas satisfaire tous ses désirs, que ce sont eux qui nous poussent à vivre, qui nous donnent un but.
L'avantage, c'
est que je ne serai jamais dans la possibilité de lire et dépenser toute la journée, alors je suis tranquille n'est-ce pas ? Ne jamais dire jamais, certes.

J'aim
e lire à voix haute dans ma tête. J'aime imaginer les personnages, m'assimiler à eux parfois, recréer les lieux, les couleurs. J'aime rire sans retenue, pleurer aussi, lorsque cela m'émeut. Je pleure et je ris souvent, parfois je pleure de joie, je ris de terreur. On s'étonne parfois de m'entendre rire toute seule, mon livre à la main. "Et ben là en fait, c'est un mec qui fait une liste des filles vaginalement exploitables, et la fille est triste parce qu'elle n'est pas dessus, attendez je vous lis le passage." (Cet été <3, Vernez-lès-Bains, Les Yeux jaunes des crocodiles, de Katherine PANCOL.)

Général
ement je suis déçue par les adaptations cinématographiques que je trouve souvent trop creuses, trop superficielles. Celles d' Harry Potter par exemple, d' Eragon aussi, de Fascination...
J'ai
apprécié celle d' Ensemble c'est tout, que je trouve plutôt fidèle. Celle de FREARS des Liaisons dangeureuses aussi, beaucoup. ("Wouiiiii ?" Valmont <3.) Celles que j'ai vues de Roméo et Juliette (Roméo + Juliette, Shakespeare in love) également, ainsi que celles du Seigneur des Anneaux, bien que je n'ai jamais lu les livres et que je n'ai donc aucune idée de leur fidélité.



Bref, tout ça pour dire que je suis bien en Lettres Modernes, que j'ai commencé les cours hier, et que ça me plaît. Que mon professeur de philosophie a une tête de prof de philo, qu'il est vieux, beau, et qu'il a la classe. Qu'il met des heures et des heures pour introduire quelque chose de simple - les modalités de validation de l'UE notamment -, qu'il ne réagit pas quand l'alarme incendie sonne - "Tiens c'est quoi ? Bon je ne sais pas, c'est pas grave, ça va s'arrêter, donc je reprends j'en étais où ?..." "Euh... Monsieur... C'est l'alarme incendie, on est sensé sortir là..."-.
A ce propos, c'est le deuxième exercice d'évacuation que nous faisons depuis la rentrée... Mais c'est du sérieux, on est chronométré, des pompiers passent dans les cours pour nous signaler qu'il faut sortir ("Vous n'entendez pas la sonnerie ?" "Si si on entend." "Et ben faut évacuer, aller hop !" "Ah bon mais on pourra revenir après ? Oui ? Bon bah laissez vos affaires alors, et puis sortons."). Et puis après ils nous font un petit compte rendu du genre "C'est pas trop mal, vous êtes trois milles et vous avez mis dix minutes à sortir, c'est mieux que la dernière fois, mais je suis sûr que vous pouvez faire mieux !" ainsi que quelques rappels de sécurité... En réalité ce n'est pas vraiment des rappels, ce n'est pas loin de la première fois que je subis un exercice aussi utile et instructif...
Des cours, des devoirs, et une bibliothèque universitaire adorablement agréable, belle, silencieuse... Ça tombe bien, parce que je sens que je vais y passer un paquet d'heures cette année, et les quatre suivantes aussi, sans doute.
Des personnes sympathiques que je rencontre, un restaurant universitaire plutôt bon.

Et le meilleur pour la fin :

Ce matin, une petite bonne femme perdue sur l'Esplanade entre les Grands Moulins et la Halle aux Farines, en gros, le milieu de notre campus.
- Excusez-moi, vous savez où se trouve la rue Thomas Mann ?
- Oui, c'est simple vous continuez par là, et c'est la première à gauche.
- Merci beaucoup.
- Mais de rien, bonne journée !


Mouhahaha, je suis extrêmement fière d'avoir su répondre, un peu plus et je me prendrais pour une parisienne de pure souche. Bon okay, je suis une parisienne de pure souche. Il y a seulement deux tiers et demi de mes branches qui se sont égarées en Province... Mouarf, c'était hier et je ne m'en remets toujours pas x)



Et je crois bien que j'ai trouvé un club de bad sur Paris aussi... =D




Personnellement, je pense que la vie est bien faite. Et que si on y croit suffisamment fort, on peut faire tout ce que l'on veut ; et même si parfois cette vision ne porte pas ses fruits, c'est seulement parce que ce que nous voulions n'était pas si important, pas si vital. Ou bien que nos désirs se rappellent à nous, et que nous refusons inconsciemment de les combler. Et toc, ce soir j'ai ponse à tout.


Je ne vois pas l'intérêt de jouer au loto.
Je ne crois pas en la possibilité de gagner le gros lot.
Donc je n'y joue pas. Je sais, très belle philosophie, je me le dis tous les jours.

# Posté le mardi 15 septembre 2009 17:37

Modifié le mardi 15 septembre 2009 20:13

Je crache sur ces mâles en rut qui ont gravé "J'TE BAISE" dans leur regard, dans leurs gestes, et jusque dans leurs mots.

Je crache sur ces mâles en rut qui ont gravé "J'TE BAISE" dans leur regard, dans leurs gestes, et jusque dans leurs mots.
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Je crois que tout est dans le titre. Je hais ne pouvoir leur envoyer ma main dans la gueule de peur de me faire agresser physiquement, et je ne peux même pas leur répondre verbalement. Bande de mollusques décérébrés. Ce n'est pas à nous de porter un voile, mais plutôt à vous de vous crever les yeux si vous êtes incapables de nous voir sans vous transformer en bêtes.
Ce n'est pas parce que notre corps est visible qu'il faut le mater outrageusement ; ce n'est pas parce que nous ne portons pas de col roulé au mois d'août qu'il faut que vous plongiez vos yeux jusqu'au fin fond de nos décolletés. Ce n'est pas parce que vous avez la capacité de parler qu'il faut nécessairement que vous disiez des âneries désobligeantes. Ce n'est pas parce que vous êtes physiquement plus forts que nous que vous devez vous croire tout permis.
En faisant cela, vous perdez votre statut d'homme, et n'êtes plus que de bêtes sexuellement affamées. Adieu votre virilité, et pourtant Dieu sait que vous y tenez !

A défaut de redevenir galants, contrôlez vos hormones et ravalez vos regards, mots et gestes obscènes. On n'est pas bonne, on est belle ET bonne. Et seulement quand on le veut bien. Là est toute le différence.


J'ai remarqué je j'utilisais souvent le rouge quand j'étais en colère, pas exclusivement, mais en général. Encore ces screugneugneux de codes...

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 12:31

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 12:41

C'est étrange de se dire que l'on part, que c'est le début de quelque chose de nouveau, d'inconnu. Comme je l'ai déjà dit il y a quelques temps, c'est quelque chose d'effrayant et d'enivrant à la fois.

C'est étrange de se dire que l'on part, que c'est le début de quelque chose de nouveau, d'inconnu. Comme je l'ai déjà dit il y a quelques temps, c'est quelque chose d'effrayant et d'enivrant à la fois.
Comme tout le monde je pars, je me casse, il n'y a jamais eu d'université à Joigny-city, n'est-ce pas ? Le grand Paris m'appelle, que de grandiloquence, j'aime ce mot. En bref, je crois bien que vous allez me manquer, que l'appartement va me sembler vide, et grand, et beau, que mon lit va me paraitre petit, et inconfortable, et trop haut, et petit, tout petit, ridiculement étroit, que je vais en tomber tellement je n'ai plus l'habitude des petits lits.
Je
vais faire mes courses. Briquer la cuisine. Ne pas faire rétrécir mes pantalons préférés dans le sèche-linge, ne pas faire déteindre mes sous-vêtements préférés dans la machine-à-laver. Tout un art, je le sens, et je manque cruellement de pratique. Quelle déception pour mes vêtements préférés, je devrais peut-être investir dans deux ou trois tenues très laides pour ne pas les regretter lorsque je les aurai bousiles... Sauf que je ne les porterai pas, c'est peut-être le seul inconnient de mon idée si lumineuse...
Bref, je m'installe. Je mange des pâtes. J'évite la semoule, parce qu'avant j'aimais ça, et maintenant plus, il faut que je m'en souvienne, c'est inutile de perdurer ; la semoule, ça ne passe plus. Seulement quand j'ai très faim. Très très faim, depuis des heures.
Et j
e n'ai pas internet, pour quelques jours, quelques semaines tout au plus... Vais-je survivre ? Vais-je sauter du cinqume étage tellement je m'ennuie ? Bien sûr que non, que dis-je, j'ai le balcon à briquer. Un petit tapis tout beau tout mignon tout coloà trouver pour ma chambre. Le micro-onde à expérimenter. Le ED du coin à dénicher, le parc du quartier à tester - quel est le banc sur lequel la connexion wifi passe le mieux ? -, la bibliothèque à découvrir - et à trouver, certes, les explications de ma grand-mère et mon sens inné de l'orientation n'ont jamais fait bon ménage, mais je n'ose pas lui dire... -, les boulangeries à dévaliser - bah quoi, va bien falloir que j'en trouve une qui fait des têtes-de-nègres aussi bonnes que celle de la rue Gambetta (côté pont) !-...

Bref, tout plein d'informations inutiles, la seule à retenir est que je n'ai pas accès à internet à partir de mercredi, et jusqu'à nouvel ordre. Et que je suis sur Paris aussi. (Marie <3). Et que mes Truites d'amour et tous les autres vont me manquer. Beaucoup beaucoup.

# Posté le lundi 31 août 2009 11:10